Connaissez vous le Kintsugi ?

Les Cordonniers ne sont-ils pas toujours les plus mal chaussés ? 

« Alors vous en êtes où ? » Nombre d’entre nous doivent se voir poser la question mille fois par jour en cette période de transition ! 
« Pas trop stressée ?" Non parce que c’est ton métier de coacher les expatriés ! Tu as même écrit un livre la dessus ‘I’m a citizen of the world’ qui va d’ailleurs fêter sa première bougie ! « 

Et oui un an déjà ! Ca fait un an que je sais que je vais partir, alors au début c’est frustrant de savoir que l’on part mais on ne sait pas où … ce qui génère du stress chez 17 % d’entre vous, suite à l’étude de Coach4expat

Ensuite on a su très tôt que l’on changeait de royaume ! Et là, même si on est multi expatriés, on sait que l’on va devoir se réinventer, et puiser dans toutes nos ressources 

J- 2 mois le compte à rebours a commencé ! 

Je lisais certaines d’entre vous -pour ne pas dire la majorité- vous venez d’apprendre où se trouve votre prochaine destination ; du coup c’est le branle-bas de combat ! Mais au moins, vous êtes direct en mode « pilote automatique », alors que moi j’ai l’impression d'être dans les starting blocks et de ne pas pouvoir encore commencer la course !

Car 1 an avant, c’est long, très long ! On a le temps de se poser des milliards de questions : est-ce que c’est le bon choix -si vraiment on a le choix- … d’autant plus quand la destination ne fait pas rêver, surtout car elle est aux antipodes du climat dans lequel j'ai vécu pendant ces 10 dernières années !

Et moi qui imaginais que vivre en Arabie Saoudite était le top 1 des pays les plus pourris … et bien non : j’ai adoré cette expérience … cette vraie expat dans un pays si complexe ! 

Je ne vais pas vous donner les 10 clefs d’un déménagement réussi, car au final la résilience s’acquiert tout simplement en racontant son histoire ! Cette histoire qui fait que même si on sait à quoi s’attendre, comme le stress de tout boucler à temps , la peur de l’inconnu, les au revoir et le nouveau départ, c‘est l’angoisse pour nous, les enfants et le mari ! 

Mais je vais partager avec vous, ce que j'ai retenu de la conférence de FIGT à Bangkok. Et oui, car même les grands pontes de l’interculturel, experts de la mobilité en tout genre sont stressés par ces périodes de transition ! C’est rassurant non ? 

Peut-être connaissez-vous Jo Parfitt ? Voilà ce qu'elle nous a expliqué. Jo Parfitt utilise la métaphore du  Kintsugi – Ce vase japonais en porcelaine avec des craquelures qui sont réparées avec de la ‘golden glue’, et qui le rendent encore plus précieux !

 

Jo Parfitt a pris cette métaphore (qui, soit dit en passant, est parfaite pour la vie d’expatrié)… Il se passe des choses dans notre vie qui peuvent nous briser. Mais en racontant notre histoire et bien on peut recoller les morceaux ! En période de transition, bien que nous soyons encore vulnérables, nous sommes aussi plus forts et nous prenons de la valeur. La métaphore nous montre comment nous rendre aussi plus résilients. Tout simplement en partageant et en racontant notre histoire : c’est notre ‘golden glue’ pour recoller le Kintsugi. 
Alors n’hésitez pas à partager vos histoires notamment grâce au groupe Facebook Expats Parents !

Phase 1 : Quand c’est simple et prévisible.

Alors voilà : en fait, il faut faire une checklist autant qu’on peut quand les choses sont simples et prévisibles.

Exemple : Les farewell des petits et des grands ; on fait simple après avoir passé des heures sur Pinterest ! Ca sera ‘donut forget us’  château de donuts et comme mentionné dans mon livre , un photobooth avec le polaroid. C’est pratique, rapide, léger et ludique. Souvenir garanti ! 

 Phase 2 : Lorsque c’est compliqué mais toujours prévisible. 

Alors on analyse, on est en mode « pilote automatique » , on doit faire des choix et en assumer les conséquences quelles qu ‘elles soient !

Exemple :  nous avons fait le choix de prendre une école la plus internationale possible car nous n’avons pas d’autre choix que de changer nos enfants de système scolaire, par conséquent nous devrons habiter en ville ! Donc logement plus difficile à trouver ….et donc en stand by pour l’école car il faut être dans le ‘catchment area’ donc là, je suis comme vous : pas d’école et pas de logement  ! Oui c’est compliqué !!!! 

 Phase 3 : lorsque c’est plus complexe et imprévisible.

Que faire ? et bien tester, écouter les expériences des autres, évaluer les risques.

Exemple :  je tente de faire confiance, car pour la première fois, on a pu avoir une entreprise de relocation pour voir... et je me rends compte pour l’instant que l’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même… à suivre…

 Phase 4 : la phase chaotique.

Et bien vous serez étonnés par le fait que certaines personnes sont beaucoup plus productives dans l’urgence et le chaos : c’est comme ça qu’elles avancent ! Donc : action-réaction et on trouve des solutions !

Exemple : pour cette expat, même si j’ai eu longuement le temps de me préparer j’ai décidé de donner un maximum ! Parce qu’au final je suis presque à la bourre … mais en même temps, je n’allais pas trouver un appart il y a 6 mois, trier les habits de mes filles et donner mon frangipanier ! 

 Voici les 4 phases du cynefin framework qui, je pense, s’adapte très bien à nos vies d’expatriés ; choisissez ce qui vous convient le mieux, et ce qui vous permettra d’être plus opérationnel en cette période de transition ! 

J’ai aussi appris grâce à mon amie Trisha Carter ce qu’était le David Snowden’s " Cynefin Framework"

Phase 1 : Quand c’est simple et prévisible.

Alors voilà : en fait, il faut faire une checklist autant qu’on peut quand les choses sont simples et prévisibles.

Exemple : Les farewell des petits et des grands ; on fait simple après avoir passé des heures sur Pinterest ! Ca sera ‘donut forget us’  château de donuts et comme mentionné dans mon livre , un photobooth avec le polaroid. C’est pratique, rapide, léger et ludique. Souvenir garanti ! 

 Phase 2 : Lorsque c’est compliqué mais toujours prévisible. 

Alors on analyse, on est en mode « pilote automatique » , on doit faire des choix et en assumer les conséquences quelles qu ‘elles soient !

Exemple :  nous avons fait le choix de prendre une école la plus internationale possible car nous n’avons pas d’autre choix que de changer nos enfants de système scolaire, par conséquent nous devrons habiter en ville ! Donc logement plus difficile à trouver ….et donc en stand by pour l’école car il faut être dans le ‘catchment area’ donc là, je suis comme vous : pas d’école et pas de logement  ! Oui c’est compliqué !!!! 

 

Phase 3 : lorsque c’est plus complexe et imprévisible.

Que faire ? et bien tester, écouter les expériences des autres, évaluer les risques.

Exemple :  je tente de faire confiance, car pour la première fois, on a pu avoir une entreprise de relocation pour voir... et je me rends compte pour l’instant que l’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même… à suivre…

 Phase 4 : la phase chaotique.

Et bien vous serez étonnés par le fait que certaines personnes sont beaucoup plus productives dans l’urgence et le chaos : c’est comme ça qu’elles avancent ! Donc : action-réaction et on trouve des solutions !

Exemple : pour cette expat, même si j’ai eu longuement le temps de me préparer j’ai décidé de donner un maximum ! Parce qu’au final je suis presque à la bourre … mais en même temps, je n’allais pas trouver un appart il y a 6 mois, trier les habits de mes filles et donner mon frangipanier ! 

 

Voici les 4 phases du cynefin framework qui, je pense, s’adapte très bien à nos vies d’expatriés ; choisissez ce qui vous convient le mieux, et ce qui vous permettra d’être plus opérationnel en cette période de transition ! 

Garder en tête ! 

Choisir l’école des enfants ou devrais-je dire de vos petits TCK (Third Culture Kids).. 

Priorité au logement pour que vous vous sentiez bien et que vous puissiez créer votre propre culture familiale, car c’est grâce à ça que vous sentirez chez vous !

Un compromis avec le lieu de travail de celui qui ‘bosse dans un bureau’ .

Pour les expats carrière nomade -comme qui dirait la dernière roue du carrosse-, faire en sorte de tout boucler au moins jusqu’à la rentrée des classes afin de passer des ‘vacances’ les plus sereines possible …. Et bien sûr, n’oubliez pas de noter ce qu’il y a dans vos cartons !

Donc : oui, je stresse aussi, même si c’est mon métier,  mais c’est normal, nous sommes obligés, à chaque transition, de passer par ses phases !

Souvenez-vous : on ne change que ce dont on a conscience… J’espère que mes trouvailles à la conférence de FIGT vous aurons apporté des pistes de réflexion, ou même peut-être des solutions ! 

En attendant, tout va bien se passer les wondermamans, car comme dit mon mari « tu es arrivée ici en pleurant, tu repartiras en pleurant ». 

Sur ces belles paroles, « A nos cartons, prêts, Partez ! »

 

Pour plus d’informations sur Families in Global transition : https://www.figt.org
Sur Jo Parfitt : https://joparfitt.com
Sur Trisha Carter :  https://www.figt.org/Trisha_Carter

 

Rédigé par Florence Chabert d'Hières, coach pour les expatriés. Son site : coach4expat

Florence a écrit un livre destiné aux parents expatriés et à leurs enfants : "I'm a citizen of the world", disponible en français et en anglais.